CONTEXTE ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES EN ÉGYPTE AUJOURD’HUI

 MARDIS DE LA VILLA 

CONTEXTE ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES EN ÉGYPTE AUJOURD’HUI

 

Avec Maître Alexandre CORDAHI, Avocat au Barreau de Paris.

ÉCONOMIE - En partenariat avec La Tribune

 

Le président François Hollande effectue ce mois-ci  une tournée au Proche-Orient: au Liban pour exprimer la solidarité et la mobilisation de la France aux côtés de ce pays ami, en Jordanie pour évoquer notamment la stabilité régionale et la lutte contre le terrorisme, en Égypte pour approfondir la relation stratégique.

Il importe donc de comprendre cette relation stratégique au travers du contexte et des perspectives économiques de l'Egypte. Or les cadrages de la situation de ce pays sont très contrastés aujourd'hui.

Trois visions se dégagent. L'une, économique, met l'accent sur le potentiel, les grands projets et le retour à une certaine stabilité. Elle se trouve principalement dans les publications destinées à la promotion des investissements. L'autre s'interroge sur la prégnance de dysfonctionnements institutionnels; elle s'exprime généralement dans le cadre de la coopération et du droit. La troisième enfin est attentive aux aspects sociaux, aux conditions de vie au quotidien; elle s'impose à tout visiteur comme dans des rapports techniques.

Alexandre Cordahi présentera d'abord le contexte et les perspectives en mettant l'accent sur les interactions entre l'économique, le social et l'institutionnel. Puis il évoquera des aspects spécifiques tirés de sa pratique comme juriste et conseil d'entités publiques et privées.

L'objectif de cette présentation n'est pas tant d'approfondir un ou deux aspects en particulier mais de dégager une compréhension large et équilibrée avec une capacité renforcée, pour chacun, d'échanges et de discussions; et peut-être même, pour plusieurs, de décision de voyage ou d'investissement en Egypte.

 

 BIOGRAPHIE 

 

Me Alexandre CORDAHI est chef de mission et expert dans des programmes/projets financés par la coopération internationale, en particulier l'UE dans des pays associés, candidats (Balkans) ou du voisinage (dont l'Egypte). Il dirigea la mission Appui à la programmation de Ia coopération UE-Algérie pour 2014-2017. Diplômé de l'IEP de Paris et en droit, juriste de banque, il fut en charge du montage de premiers crédits syndiqués à options multiples en France, de restructurations de dettes souveraines et de financements de projets. Chargé de programme puis directeur de département à l'Institut International de Droit du Développement, il assura formation et assistance technique dans des pays du Sud et de l'Est. Inscrit au Barreau de Paris depuis 1998, son domaine d'activité est l'appui de politiques publiques et le renforcement de capacités institutionnelles, professionnelles et participatives dans des pays partenaires de l'UE. Alexandre Cordahi a participé en 2011 à la création d'un Master Etat de droit (www.luc.edu/prolaw) et y enseigne les approches comparatives dans l'assistance technique internationale. 

 

 

 RETOUR SUR L'ÉVÉNEMENT 

Ni Roosevelt, ni Pinochet: El-Sissi

 

Les perspectives en Egypte aujourd'hui.

Alexandre Cordahi

La stratégie de développement actuel pour l'Égypte sera louée ou décriée selon l'opinion que l'on a du président El-Sissi (élu en juin 2014). Les uns le comparant à F.D. Roosevelt les autres à Pinochet, il est difficile d'apprécier, sur des fondements qui leurs soient propres, les programmes (eau, énergie, bonification de plus d'un million d'hectares dans le désert, zones économiques spéciales...). D'autant que la personnalisation du pouvoir accompagne l'annonce de politiques publiques: en mars 2015 à la conférence économique de Charm el Cheikh (33 milliards d'€ de contrats annoncés); en juin à la signature du Traité de libre-échange tripartite (26 pays d'Afrique); en août lors de l'inauguration du doublement du Canal de Suez (72 kms en un temps record); le 28 février 2016 par le discours sur l'Égypte à l'horizon 2030; en mars 2016 au Japon; en avril 2016 à l'occasion de la visite de François Hollande précédée de celle du roi Salman où furent annoncées la rétrocession d'îles à l'Arabie saoudite et la construction d'un pont reliant les deux pays...

 

Le Premier Ministre a détaillé, à la Chambre des Représentants en mars 2016, la politique générale à court-terme: un taux de croissance de 5 à 6 %, un taux de chômage ne dépassant pas 11 % de la population active, un déficit public limité à 10 % du PIB, une dette publique se maintenant à 94 % du PIB, et un taux d’inflation de 9 %.

 

Il convient d'évaluer ces politiques publiques, ces initiatives et ces objectifs non seulement en rapport au dirigeant- aussi important soit-il - mais au regard du contexte, de la conjoncture (baisse des entrées en devises), des habitus des acteurs et des résultats attendus.

 

Rappelons brièvement en quoi consiste la stratégie de développement à l'horizon 2030. La première composante, économique fait la part belle aux mégaprojets et aux Partenariats publics privés (PPP). Les énergies renouvelables devront contribuer à plus d’un tiers de la production d’électricité, faisant passer l’Egypte de la 90ème à la 60ème place du Global Innovation Index (INSEAD). Le cadre des affaires serait amélioré (selon le classement de Doing Business). La deuxième composante, sociale, a pour objectifs la couverture maladie universelle, de faire en sorte que nul ne vive sous le seuil d’extrême pauvreté, l'éradication de l’illettrisme, et le placement de sept établissements au classement de Shanghai (500 meilleures universités). Le patrimoine serait mieux protégé et l’Egypte passerait de la 85ème à la 60ème place dans le tourisme et le voyage (Index de compétitivité Forum Economique Mondial). Enfin la troisième composante vise à préserver l’environnement, notamment au travers de la fiscalité et un développement géographique équilibré par la création de nouvelles aires urbaines et l’extension d'infrastructures de transport public. 

 

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 ARTICLE ECONOSTRUM 

 

« L'Égypte, un îlot de stabilité à protéger »

Né en Égypte, Alexandre Cordahi est avocat au barreau de Paris, chef de mission et expert dans des projets financés par l'UE. Il a accordé une interview à econostrum.info à l'occasion de sa participation aux « mardis de la Villa », organisés par la Villa Méditerranée à Marseille.

Econostrum.info : L'Égypte mise beaucoup sur sa politique de grands travaux. Que pensez-vous de cette stratégie ?

  • L'Arabie Saoudite porte l'Égypte à bout de bras d'un point de vue économique. Cette situation vous paraît-elle saine ?
  • La France a une carte à jouer
  • Comment la France peut-elle s'intégrer dans ce schéma ?
  • L'environnement juridique égyptien favorise-t-il l'arrivée d'investisseurs étrangers ?
  • L'économie égyptienne vous paraît-elle solide ?
  • L'extrême instabilité de la région constitue-t-elle un frein pour le développement de l'Égypte ?

Retrouvez toutes les réponses en cliquant ici.

Source :
http://www.econostrum.info

 

 


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