Les Mardis de l'urbain

PRÉSENTATION

 

Les Mardis de l'urbain proposent de mettre en débat public des questionnements relatifs à l'urbain et à sa mutation, s'adressant principalement au citoyen, acteur de ces évolutions. Croisements de regard, de savoirs, de pratiques, au service d'un échange transversal entre politique, économie, écologie, socio culturel, ces "Dialogues de l'urbain" mobilisent des chercheurs-universitaires, des écrivains, architectes-urbanistes-paysagistes, des acteurs de la ville et des artistes.

 

Un collectif s'est constitué pour travailler à la conception de ces nouvelles arènes de débat ouvertes au public. Sont membres : La Villa Méditerranée /AVITEM (Agence des villes et Territoires méditerranéens durables) ; le MUCEM (Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée) ; l'ENSA-M (Ecole nationale supérieure d'architecture de Marseille) ; l'AMU/IUAR (Université d'Aix Marseille / Institut d'urbanisme et d'aménagement régional) ;  le FRAC (Fonds régional d'art contemporain) ; l'ENSP (Ecole nationale supérieure du paysage) ; la Fondation CAMARGO ; l'AFD (Agence française de développement) ; l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales) ; la MMSH (Maison méditerranéenne des sciences de l'homme).

 

Le renouveau de la question urbaine

 

Nous sommes dans un temps de mutation, qui génère une nouvelle question urbaine, celle-ci pourrait se décliner en quatre items majeurs liés entre eux.

Le premier est environnemental qui éveille une conscience aigüe aujourd’hui et requiert des réponses fortes. Le deuxième a trait aux inégalités sociales grandissantes et aux flux de migrations qui n’iront qu’en s’intensifiant, notamment des réfugiés climatiques. Le troisième interpelle les recompositions territoriales et notamment les processus de métropolisation, échelles des flux locaux et de la concentration des richesses nationales et internationales. Le dernier est l’irruption massive des citoyens et des acteurs de la société civile dans le débat et la décision publique de l’aménagement du territoire.

A nouvelle question urbaine, nouvelle fabrique des territoires ?

Change-t-on aujourd’hui de paradigme de l’aménagement et du développement des territoires ? D’une approche techniciste et consumériste de l’aménagement en « apnée culturelle », celle de la grande époque des infra et de la consommation à tous crins vers une nouvelle approche culturelle et socio-économique, celle du dialogue entre territoires et réseaux internationaux, de la frugalité, des nouveaux voisinages, des nouveaux assemblages ville-nature, de la transition énergétique, du renouvellement des rapports ville-port, ….sans oublier le rapport sensible à la ville et ses formes de représentation.

Les villes et territoires méditerranéens, une résonnance particulière dans cette nouvelle question urbaine ?

Raconter ces villes entre diversités et communs. Mettre en débat les tensions entre prégnances des héritages, choc apparent des mutations et espoirs de futur. Comprendre à quelles conditions peut se créer un tissu méditerranéen de villes et territoires.

 

Les thèmes développés 

 

Quatre thèmes seront particulièrement développés lors des conférences des Mardis de l'urbain :

 

La ressource dans toutes ses dimensions paysagères, naturelles, agricoles et environnementales. Les grandes échelles géographiques du déploiement des villes reposent la question des espaces ouverts, naturels et agricoles. Ce qui constituait « l’entre-deux des villes » peut désormais être traité de façon centrale. Rejetant les visions péjoratives des espaces péri-urbains, le paysage  et ses ressources constituent des atouts aux fonctions utiles aux territoires urbains : agriculture, tourisme et loisirs, gestion des risques, production d’énergies ou de biodiversité.  

                                  

Espace public dans les Villes Méditerranéennes. S’il n’y a pas de modèle unique de la ville Méditerranéenne, l’espace public peut constituer un commun, dans sa forme comme dans ses usages. Cette notion évolue, notamment dans l’imbrication des différentes échelles territoriales, mettant en scène l’espace urbain-la place, la rue, l’esplanade-jusqu’ aux grands monuments de nature, en passant par les linéaires de chemins de randonnées.

 

Représentation-appropriation. Très vite la nécessité de dire le territoire s’impose dans sa complexité. « Dessine-moi le territoire, raconte-moi le territoire ». Le récit et le dessin sont deux conditions impératives du projet autant que ses produits les plus puissants. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement…et se dessine de même. Il s’agit de proposer des visions actuelles et futures du territoire qui servent de références communes aux décideurs, acteurs et citoyens, pour pouvoir s’en saisir, l’expliquer et littéralement « s’y retrouver ».

 

Territoires et capitalisme en réseau. L’espace politique construit ses territoires marqués par des frontières et en même temps le capitalisme en réseau vient contrôler une part croissante du fonctionnement de ces territoires, désormais débordés. Est-ce l’épuisement de l’efficacité politique ?