RÉSILIENCE DES VILLES PORTUAIRES EN TRANSITION AU JAPON (FUKUSHIMA, KOBE)

RÉSILIENCE DES VILLES PORTUAIRES EN TRANSITION AU JAPON (FUKUSHIMA, KOBE)

Jeudi 10 mars 2016

Avec Kiyomitsu Yui, président de la société japonaise de sociologie théorique, directeur du Centre d’études européennes de l’université de Kobe (Japon). Rencontre organisée à l’initiative d’Aix-Marseille School of Economics (AMSE), du programme européen de recherche Libeac et du Consulat Général du Japon à Marseille, en partenariat avec la Villa Méditerranée. Si le sujet n’est pas méditerranéen, il est exemplaire et transposable aux villes de littoral et aux zones de séisme…

 

Le 11 mars 2011 eut lieu le « Grand tremblement de terre du Nord-Est », nom officiel donné au séisme qui a notamment entraîné la catastrophe de la centrale de Fukushima. Avant cela, en 1995, la ville de Kobé, située au sud-ouest du Japon avait connu un séisme d’égale importance. Après la catastrophe de 2011, la ville de Kobé et la région du Nord-Est (Tohokou) ont joint leurs efforts pour mutualiser leur expérience et leurs connaissances sur les manières de réagir à la catastrophe. Une des découvertes essentielles faites après le séisme de Kobé est la capacité de résistance de la population pour se remettre du désastre, recouvrer ses forces ainsi qu’une vie commune, et mettre en place des mesures de prévention pour l’avenir.

Leur capacité de résistance s’inscrit dans une transition des villes portuaires à la mesure des changements intervenus dans le monde des transports et de la diffusion globale de la communication informatique (internet et réseaux sociaux). La résistance à l’épreuve de ces villes semble s’appuyer sur une tradition d’ouverture et de coexistence de cultures variées. La mixité locale et sociale, le rôle joué par les nouveaux arrivants à chaque vague d’immigration et les spécialités (artisanales, culturelles, scientifiques mêmes) y contribuent. En temps de crise, comme l’est une catastrophe de l’ampleur d’un séisme, ces différents ingrédients sont nécessaires pour résister. Il devrait être possible de « formaliser » cette expérience de long terme des villes portuaires. Une telle modélisation pourrait également servir à calculer les chances des stratégies différenciées de ces villes portuaires pour survivre dans la compétition du monde contemporain.

 

 

 BIOGRAPHIE 

 

Kiyomitsu Yui est sociologue. Il enseigne à la Graduate School of Humanities à l’Université de Kobe (Japon). Il travaille principalement sur la mondialisation et le changement social. Rencontre-débat organisée avec le soutien du Consulat du Japon à Marseille.

 

 

 

 


 INFORMATIONS PRATIQUES 

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles
Horaires : 18h00

 

 

Colloque Conférence